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THAÏLANDE – CHRONIQUE : « Pour « Panda » le taureau : la pesée, avant les arènes … »

Journaliste : Michel Hermann
La source : Gavroche
Date de publication : 14/01/2022
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Taureau de combat Thaïlande

 

Les combats de taureaux sont très populaires en Thaïlande, ainsi qu’en Malaisie et au Vietnam. Originaires du sud, ils se déroulent souvent dans des arènes archaïques et dans des conditions d’hygiène et de sécurité assez sommaires.

 

Pour la première fois au Pays du Sourire, des arènes modernes, en dur, d’une capacité de 5000 places, ont été construites à Sukhothaï. Elles sont dotées d’étables individuelles, avec une chambre attenante pour les propriétaires ou les gardiens venant d’autres provinces.

 

arène de sukhotai

 

Opérationnelles depuis début décembre 2021, elles ont été officiellement inaugurées par les bonzes le 2 janvier dernier. Le plus étonnant, c’est que les paris y sont officiellement autorisés. Le prix des places pour un spectacle est de 700 bahts (environ 18 euros).

 

Il y a deux spectacles, un le matin avec six combats, et un autre l’après-midi (idem). Les combats durent deux jours (samedi et dimanche), et sont bimensuels. Il n’y a pas de mise à mort, et les taureaux, comme les boxeurs, peuvent être réutilisés.

 

Les catégories varient selon le poids des zébus, de 350 à 520 kg, âgés de cinq ans. Les deux taureaux combattent frontalement. Celui qui abandonne après plusieurs joutes a perdu. Pour les entraîner, les gardiens, comme on peut le voir quotidiennement sur certaines routes de campagne, les font courir de 5 à 8 km tous les matins à la fraîche.

 

Comme pour les chevaux de course, un champion peut coûter très cher à la vente : 2 millions de bahts (52 632 euros). Les paris sont à l’avenant, ils peuvent atteindre 600 000 bahts (15 789 euros) pour un seul taureau ! Certains jours et 12 combats plus tard, les paris, selon les organisateurs, atteignent parfois 20 millions de bahts (526 315 euros) en une seule journée !

 

Les prix pour les gagnants sont payés en espèces, de 60 000 bahts (1 579 euros) à 4 millions de bahts (105 263 euros), ou en nature : voitures, motos, matériel agricole, etc.

 

Cerise sur le gâteau, pour affronter un champion toute catégorie, il en coûte 300 000 bahts (7 895 euros) au prétendant qui devra déposer la somme auprès des organisateurs avant le combat.

 

Comme pour la boxe, il y a la pesée obligatoire avant les combats. C’est l’objet de cette première chronique.

 

PS : comme promis, voici la réponse à la question posée lors de la chronique « Natacha, saveurs exotiques ». : 24 fruits sont cités dans ce poème.

 

Pour en savoir plus sur les bovins en Thaïlande, je vous recommande de lire « Wang Prachop, le bœuf a la cote » publié par Gavroche le 18 mars 2021.

 

Bonne lecture.

 

Figé sous le soleil, attendant la pesée,
Il se manifestait par de longs beuglements,
Rauques et répétés. Il était impatient,
Ses sabots raclant le sol, massif et agité.

 

Le taureau de combat, qui attendait son tour
Avec d’autres zébus, tirait sur son anneau
Nasal, dont la corde le retenait au poteau :
Ses cinq-cent-vingt kilos s’imposaient, sans discours …

 

Comme pour les boxeurs pro, la catégorie
Dépend du poids, des gains, et de la renommée.
Lui est un champion. Il sera sélectionné.
Son propriétaire était confiant, sûr de lui.

 

En ce beau dimanche, les taureaux de combat
Étaient venus de toute la Thaïlande.
Candidats novices ou vainqueurs de légende,
Chacun espérait gagner le prochain tournoi.

 

Sur le vaste terrain jouxtant les arènes,
Les bêtes étaient examinées, jugées, pesées.
Pour « Panda », c’est son nom, simple formalité,
Puisqu’il avait déjà gagné une dizaine

 

De fois. Car ici, il n’y a pas de mise à mort.
Deux taureaux excités s’attaquent frontalement,
Celui qui abandonne a perdu. Le gagnant,
Le perdant, bravera plus tard d’autres cadors.

 

Son propriétaire habite à Sukhothai.
Il possède plusieurs taureaux que des « gardiens »
Font courir sur les routes tous les matins,
Les préparant pour de futures batailles.

 

« Panda », qui vaut de l’or, -dix-mille-cents euros
Sur le marché local-, suscite des paris
Dépassant ce montant, quand la chance sourit.
Ainsi, tout est fait pour protéger le héros.

 

Dans les imposantes arènes de Sukhothai,
Qui peuvent recevoir cinq mille spectateurs,
Les paris sont autorisés, enjeux majeurs
Pour la vie des taureaux sur ce ring de foirail.

 

Car la route est longue pour devenir champion.
Et cela coûte cher. « Panda » est de ceux-là.
Samedi, il y aura un nouveau combat,
Brave et noble : à coup sûr, le grand frisson …

 

Michel Hermann

 

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Taureau de combat Thaïlande

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