Home Accueil AFRIQUE CENTRALE – ÉCONOMIE : Vers un assouplissement monétaire pour stimuler la croissance en zone CEMAC

AFRIQUE CENTRALE – ÉCONOMIE : Vers un assouplissement monétaire pour stimuler la croissance en zone CEMAC

Date de publication : mars 26, 2025
0

 

La BEAC a abaissé ses taux directeurs pour la première fois en deux ans, soutenue par une inflation en baisse, tout en appelant à des réformes pour renforcer l’autonomie économique des États membres.

 

Le 24 mars 2025, le Comité de Politique Monétaire (CPM) de la Banque des États de l’Afrique Centrale (BEAC) a pris la décision notable de réduire ses taux directeurs, marquant la première baisse en plus de deux ans. Cette mesure intervient alors que l’inflation dans la zone Cemac montre des signes de ralentissement, offrant ainsi à la banque centrale une marge de manœuvre pour soutenir une reprise économique. Concrètement, le taux d’intérêt des appels d’offres a été diminué de 5 % à 4,5 %, tandis que le taux de facilité de prêt marginal est passé de 6,75 % à 6 %. Le gouverneur de la BEAC, Yvon Sana Bangui, a souligné que cette évolution positive est accompagnée d’une solide réserve de change, permettant à la région de faire face aux chocs externes.

 

Cependant, des préoccupations demeurent quant aux risques d’une résurgence inflationniste. Certains analystes craignent qu’un assouplissement monétaire ne ravive les tensions sur les prix, en raison de la fragilité structurelle des économies de la sous-région, encore trop dépendantes des importations. Yvon Sana Bangui a déclaré : « L’inflation dans notre zone est d’origine non monétaire ; elle est importée. » Il a insisté sur l’importance de mettre en œuvre des stratégies d’import-substitution pour renforcer l’autonomie économique des États membres et ainsi maîtriser l’inflation liée aux importations.

 

Malgré ces défis, la BEAC demeure optimiste avec une prévision de croissance de 2,9 % en 2025, contre 2,6 % en 2024, portée par des secteurs non pétroliers en plein essor. L’inflation devrait également diminuer à 2,9 %, revenant ainsi sous la norme communautaire. En parallèle, les réserves de change devraient augmenter de 4 %, atteignant 7 584,9 milliards FCFA. Toutefois, la banque centrale insiste sur la nécessité de poursuivre les réformes structurelles pour faire face à la volatilité des prix des matières premières et réduire la dépendance aux revenus pétroliers, garantissant ainsi une stabilité durable dans la région.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Les plus lus