Paul Kagame réaffirme la détermination du Rwanda à se défendre contre des menaces perçues, tandis que l’Angola appelle à un cessez-le-feu immédiat dans l’est de la RDC pour favoriser des négociations de paix.
Le 16 mars, lors d’un discours prononcé dans le cadre du programme « Kwegera Abaturage » (Se rapprocher des citoyens), le président rwandais Paul Kagame a réaffirmé sa volonté de défendre le Rwanda contre ce qu’il considère comme des menaces existentielles. Dans un contexte où l’Angola appelle à un cessez-le-feu immédiat dans l’est de la République Démocratique du Congo (RDC), Kagame a exhorté ses concitoyens à demeurer vigilants et résilients, déclarant : « Il n’y a rien de pire que les tragédies que nous avons déjà vécues, et nous ne devons pas hésiter à nous battre pour notre survie et notre intégrité. »
Des propos similaires ont été relayés par le ministre rwandais des Affaires étrangères, Olivier Jean Patrick Nduhungirehe, qui a qualifié la situation actuelle de « menace permanente » découlant d’un conflit de longue date avec la RDC et des milices qui y opèrent. Lors d’une interview avec la RTBF, il a rejeté les accusations d’ingérence rwandaise dans la région, affirmant que le M23, un mouvement congolais, est le véritable responsable des troubles. Nduhungirehe a également souligné le droit du Rwanda à protéger sa population face à cette instabilité persistante.
Parallèlement, le président angolais, João Manuel Gonçalves Lourenço, en qualité de président en exercice de l’Union africaine, a lancé un appel pressant à un cessez-le-feu, demandant une cessation immédiate des hostilités afin de favoriser des négociations de paix entre la RDC et le M23 à Luanda. Cette initiative diplomatique fait suite à la décision récente de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) de retirer ses troupes de la mission militaire en RDC, témoignant de l’urgence de la situation et du désir des nations africaines de trouver une solution durable aux conflits dans la région.